BASIE
William "Count" Basie (21 août 1904 – 26 avril 1984) était un pianiste, organiste, et surtout chef d'orchestre de jazz. Il fut vite reconnu comme un des plus grands chefs d’orchestre de ‘Big Band’ de son époque. Il a créé un orchestre, le Count Basie Orchestra, renommé, non seulement pour la musique, mais aussi pour les artistes mis en vedette comme Lester Young, Herschel Evans, Buck Clayton, Harry "Sweets" Edison, Jimmy Rushing, et Joe Williams qui avaient grandi sous la direction de Basie. William Basie a commencé ses cours de piano avec sa mère à un jeune âge malgré le fait qu'il soit plus attiré par la percussion. En grandissant, le jeune Basie fut attiré par la musique de ‘Ragtime’ produite par les grands pianistes de Harlem; il reçut également l'enseignement de Fats Waller en orgue. Ses débuts se firent, semble-t-il, soit dans le circuit T.O.B.A (Theatre Owners Booking Association) en jouant pour des vaudevilles, soit en prenant la place de Waller au piano pour la pièce “Katie Crippen and her Kids”. Il finit par jouer pour d’autres vaudevilles comme “Gonzelle White and the Big Jazz Jamboree”. C’était pendant une tournée avec la pièce “The Gozelle White” que Basie a rencontré le groupe d’Oklahoma connu sous le nom “The Blue Devils”. Une fois avoir eu l'occasion de les entendre jouer, il a été inspiré et il s'est lié d'amitié avec le chanteur principal du groupe, le chanteur légendaire de blues Jimmy Rushing. Basie a eu la chance de jouer avec les "Blue Devils" lors de son séjour à Kansas City, avant d’avoir besoin de retourner à ses vaudevilles. Cependant, par chance, la pièce “The Gozelle White” devait se diviser, laissant Basie, malheureusement malade, au Kansas. Il resta à l’hôpital quelque temps, puis, il prit un poste comme organiste pour un cinéma nommé Eblon qoù étaient projetés des films muets. En 1928, le bassiste Walter Page invite Basie à faire partie des “Blue Devils”, une offre que Basie accepte. C’est à cette époque qu’il devient connu comme Count Basie. Il fait plusieurs tournées avec les ‘Devils’ avant de revenir à Kansas City et au Eblon pour reprendre sa carrière d’organiste. À Kansas City, il entendit parler du nouveau groupe de Bennie Moten et décida de trouver un moyen d'y participer. Une fois qu’il fit partie du groupe de musiciens, il prit en charge l’arrangement et la composition de plusieurs chansons; de plus, il prit souvent la place de Bennie au piano pour un spectacle. Basie resta au service de Moten, jusqu’au décès de celui-ci en 1933. Le groupe voulait rester uni, mais hélas, ceci ne c'est pas passé ainsi. Cependant, avec quelques membres du groupe et quelques nouvelles personnes comme Lester Young au saxophone ténor, Basie crée le nouveau groupe explosif qui sera connu sous le nom “The Count Basie and His Barons of Rhythm”. Le groupe était reconnu pour son rythme impeccable et pour donner voix à deux saxophones ténor, faisant de Basie le premier à écrire pour deux saxophones ténor. Le groupe de Basie grandira et sera entendu sur la station radio de la ville de Kansas City. Leur popularité grandissante le fera remarquer par John Hammond, une vedette de la radio à New York, qui les emmènera à New York, en 1937, pour leur premier enregistrement sonore. Pendant les années 40, son groupe a été reconnu internationalement, même lorsque la guerre se déroulera, qui causa quelques problèmes financiers. À l’exception des années 50, où Basie a fait quelques tournées avec un quintette, il continua à être chef d’orchestre pour son groupe jusqu'en 1970. Pendant tous ce temps, Basie eu du succès commercial avec chaque enregistrement sonore qu’il livra au public. Cependant, vers le milieu des années 70, sa santé commença à se détériorer. En 1976, il fut victime d'une crise cardiaque; enfin, en 1984, un cancer mit fin à la vie du grand William Count Basie, alors à l’âge de 79 ans. La musique semblait couler d'elle-même : beaucoup de blues et de thèmes simples à base de riffs, portés par une superbe section rythmique toute en souplesse et développés par des solistes d'exception. La pratique des "head arrangements", arrangements non écrits issu de la complicité entre les musiciens, ajoute à la spontanéité de la musique. Les arrangements sont construits pour faire monter la tension tout en racontant une histoire avec son début, son développement et sa conclusion. Les solos s'insèrent dans cet orchestre en enrichissant les motifs orchestraux et créant souvent un effet de suspens. Basie introduit aussi la "chase" (duel) entre solistes et notamment entre ses deux saxophonistes ténors aux styles opposés, Hershell Evans et Lester Young. Ce dernier, par son style très original, enrichit particulièrement le discours musical de l'orchestre et plusieurs titres sont construits pour le mettre en valeur comme "Roseland Shuffle" ou "Every Tub". A partir des années 40, le jeu d'ensemble gagne en complexité et prend une place toujours plus importante face aux solistes. Son deuxième grand orchestre, à partir des années cinquante, fait la part plus belle à des arrangements (surtout ceux de Neal Hefti, d'Ernie Wilkins puis de Sammy Nestico) servis par une parfaite unité d'ensemble et un grand sens de la dynamique, mais un peu plus convenus. Au piano, l'économie de notes était la marque du style laconique de Basie, à l'intense pouvoir rythmique. One O'Clock Jump et Jumpin' at the Woodside sont ses morceaux les plus connus. Open the Door, Richard fut n°1 du hit-parade américain en février 1947[1]. Henri Salvador emprunta la musique de Lil' Darlin' pour sa chanson intitulée Count Basie. |
